Biographie Marc Sarazin

Né un 15 mars 1964, je devais avoir 8 ans lorsque ma mère me criait chaque jour: tu ne vas pas encore jouer RIP ! ce qui signifiait que j'avais déjà sauté par-dessus le mur pour rejoindre mes mares favorites. J'y retrouvais grenouilles et tritons à qui je confiais mes secrets. Puis je rentrais la tête basse, boueux à souhait, mais heureux. Je savais par instinct lorsque les grives litornes devaient arriver. J'aimais les attendre et les observer se saouler de baies. Avec elles, je partageais les grands froids avec plaisir. Et l'été, je foulais les herbes folles qui lacéraient mes mollets. Allongé dans les prairies sauvages, je goûtais les caresses du soleil et les vents chauds qui faisaient bruisser les feuilles des arbres. Je m'endormais bien souvent avec le chant des alouettes comme berceuse. Lorsque je me réveillais, j'avais dépassé l'heure à laquelle je devais rentrer. Je courais alors vers les réprimandes tout en me retournant fréquemment pour voir s'éloigner à regret mes endroits secrets.

Vers l'âge de 20 ans, je devins le correspondant d'un centre pour la faune sauvage en détresse. Le C.H.E.N.E à Allouville-Belefosse ( 76 ). Tous ces animaux étaient en attente de premiers soins d'urgence. C'est ainsi que ma maison s'égayait de la présence de guillemots, chouettes, goélands...C'est en souriant que je me souviens d'Abeille 40, le pélican d'Antifer qui, dans ma cuisine, me pinçait les fesses pour quémander ses poissons. Plombé par un chasseur, il m'avait été confié par les pompiers. Imaginez ma tête en ouvrant la porte. Un pélican, c'est loin d'être un canari dans un appartement !

Puis, après les premiers soins, j'assurais le transport des pensionnaires  vers le centre. J'étais alors toujours accompagné de mon inséparable ami Laurent ( dit Coucou pour les intimes ) qu'il fallait caser tant bien que mal dans ma R12 Break....mauve! 1m94 au milieu des caisses de poissons et des volatiles, ça fait son effet auprès d'un public médusé, arrêté aux feux rouges. Nous gardions alors les vitres closes pour ne pas porter atteinte à la salubrité publique tant l'odeur qui s'échappait du véhicule était forte. 

Commençait alors un long travail de remise en forme des animaux, et parfois, récompense ultime, leur remise en liberté.

J'avais commencé à faire de la photo vers 12 ans, lorsque mon père m'avait offert mon premier appareil, un Pentax P30N. Quelques années plus tard, faute de moyens suffisants, je mettais en suspens ce qui deviendra une passion.

En 2009, victime d'un accident de VTT, je suis sauvé par Cheyenne. Je prends alors conscience d'avoir vécu trop vite. Je me remets à la photographie et me fonds dans le milieu naturel. Capter ces instants magiques devient vite une passion qui va croissante. Mais au-delà du simple plaisir de photographier, une évidence  va vite s'imposer à moi. Partager pour sensibiliser  les gens au respect de notre environnement naturel, voila le but de cet échange photographique. Amener un large public à découvrir ou redécouvrir ce que l'on ne sait plus regarder.

 

 




                 Cheyenne  qui veille sur moi de sa tour de contrôle                                                                 Angela la douce coquine

                 Elle m'a réellement sauvé la vie un 22 mai 2009. Je n'ai pu sauver la sienne                                            Sauvée de la maltraitance, elle coule des jours difficiles......entre le lit                                                   un 31 mai 2012. Elle avait 4 ans. Ce site lui est entièrement dédié.                                                                             et le canapé. Défaut majeur: addiction à l'eau.